New CBHM: Visualization of Mental Illness in Advertisements, Orthodontics and Psychology, and More

The Fall 2018 issue of the Canadian Bulletin of Medical History includes several articles relevant to AHP readers. Full details below.

“Disappearing Acts: Anguish, Isolation, and the Re-imagining of the Mentally Ill in Global Psychopharmaceutical Advertising (1953–2005),” by Mat Savelli, Melissa Ricci. Abstract:

The visualization of mental illness has attracted substantial attention from scholars in recent decades. Due to the invisible nature of mental disorders, this work has stressed the importance of representations in shaping perceptions of mental illness. In the second half of the 20th century, advertisements for psychopharmaceutical medications became important avenues through which mental illness was made visible. This article analyzes how drug advertisements portrayed mentally ill individuals in medical journal advertisements from 14 countries between 1953 and 2005. We argue that a shift in representations occurred in the 1980s: whereas earlier campaigns were dominated by images of the mentally ill suffering in isolation, the post-1980s period was marked by a trend toward “positive” imagery, social inclusion, and ordinariness. This shift re-imagines the role of psychopharmaceuticals and who might be understood as mentally ill, reflecting changes in global marketing and the arrival of the “happiness turn” within the pharmaceutical industry.

La visualisation des maladies mentales a considérablement attiré l’attention des chercheurs dans les dernières décennies. À cause de l’apparente invisibilité des troubles mentaux, ces travaux ont souligné l’importance des représentations dans la mise en place des perceptions de la maladie mentale. Dans la seconde moitié du 20e siècle, les publicités pour les médicaments psychopharmaceutiques sont devenues des outils importants permettant de rendre la maladie mentale visible. Cet article analyse la façon dont les publicités sur les médicaments ont dépeint les personnes souffrant de troubles mentaux à travers des annonces parues dans les revues médicales de 14 pays entre 1953 et 2005. Nous soutenons qu’un changement dans les représentations a eu lieu dans les années 1980 : alors que les campagnes précédentes étaient dominées par les images de personnes isolées souffrant de troubles mentaux, la période postérieure aux années 1980 a été marquée par le recours à l’imagerie « positive », à l’inclusion sociale et à la quotidienneté. Ce changement réinvente le rôle des produits psychopharmaceutiques et ceux qui pourraient être perçus comme des malades mentaux, reflétant les changements dans le marketing mondial et l’arrivée du « happiness turn » dans l’industrie pharmaceutique.

“From Improving Egos to Perfecting Smiles: Orthodontics and Psychology, 1945–2000,” Melissa Micu, Catherine Carstairs. Abstract:

From World War II to the end of 20th century, the types of patients undergoing orthodontic treatment and their reasons for doing so changed significantly. In the 1950s and 1960s, Canadian parents were told that orthodontics would “cure” inferiority complexes and protect children with crooked teeth, especially girls, from a life of delinquency and missed opportunities. By the last two decades of the 20th century, the consumer health movement and rising incomes empowered patients to decide which treatments were right for them, and an increasing number of adult patients sought orthodontic treatment to improve their appearance. Orthodontists never abandoned their claim that orthodontic treatment could improve psychological health, as while health psychologists and other researchers increasingly called this into question. But orthodontists did begin to place greater emphasis on aesthetics as a reason for treatment, and orthodontics became part of a much larger explosion in “cosmetic dentistry” procedures that came to include tooth whitening and veneers.

De la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin du 20e siècle, les types de patients et les motivations à entreprendre un traitement orthodontique ont considérablement changé. Dans les années 1950 et 1960, on disait aux parents canadiens que l’orthodontie allait « guérir » les complexes d’infériorité et protéger les enfants aux dents croches, en particulier les filles, d’une vie de délinquance et d’occasions ratées. Au cours des deux dernières décennies du 20e siècle, le mouvement pour la santé des consommateurs et l’augmentation des revenus ont permis aux patients de décider quels traitements leur convenaient, et un nombre croissant de patients adultes ont recherché un traitement orthodontique afin d’améliorer leur apparence. Les orthodontistes n’ont jamais cessé de prôner que le traitement orthodontique pouvait améliorer la santé psychologique, alors même que les psychologues et d’autres professionnels de la santé remettaient de plus en plus cette idée en question. Les orthodontistes ont néanmoins commencé à accorder une plus grande importance à l’esthétique comme motif de traitement, et l’orthodontie est devenue partie prenante d’une montée en flèche des procédures de « dentisterie esthétique » comprenant le blanchiment des dents et les facettes.

“Savoir rire entre les lignes : matérialisme médical et « hiéropsychologie » dans la Revue de l’hypnotisme (1887–1910),” by Vincent Guillin. Abstract:

Le rire a joué, en France, dans la deuxième moitié du 19e siècle et la première moitié du 20e siècle, un rôle stratégique crucial dans le combat anticlérical et antireligieux. De cet usage polémique du rire est résultée toute une production culturelle qu’on a distinguée d’une littérature « savante », qui mènerait la lutte contre la religion sur un tout autre plan, celui de la raison affrontant l’obscurantisme et le préjugé. Dans cet article, on essaye de montrer, à partir d’une analyse des contributions relevant de la « psychologie de la religion » ou « hiéropsychologie » publiées dans la Revue de l’hypnotisme, qu’il existe aussi un « ridicule savant », dont les formes, les codes et les usages sont caractéristiques du rire anticlérical que l’on peut associer au « matérialisme médical ».

Laughter played a crucial strategic role in the fight against clericalism and religion in France during the second half of the 19th century and the first half of the 20th century. The cultural output from this polemical use of laughter is contrasted with a “scholarly literature,” which fought against religion in a radically different manner that featured reason facing obscurantism and prejudice. Drawing on a study of the contributions dealing with “the psychology of religion” or “hieropsychology” published in the Revue de l’hypnotisme, I will try to show that there also exists a “scholarly ridicule,” the forms, codes, and uses of which are characteristic of the anticlerical laughter associated with “medical materialism.”

About Jacy Young

Jacy Young recently completed a Social Sciences and Humanities Research Council (SSHRC) of Canada Postdoctoral Fellow at the University of Surrey in the UK. She earned her doctorate in the History and Theory of Psychology at York University in 2014.